Le savon noir c’est magique !

Le savon noir est la base de la cosmétique orientale dont les bienfaits naturels et l’efficacité sont reconnus depuis des siècles. Il est aussi utilisé pour nettoyer la maison et le linge. Mais saviez vous que c’est un excellent allié du jardinier ?  Un excellent article de chez Gerbeaud à lire et à appliquer !

« Le savon noir est un produit naturel dont les propriétés nettoyantes sont connues depuis l’Antiquité. Utilisé pour l’entretien de la maison et pour les soins corporels, ses vertus antibactériennes et insecticides en font un allié précieux pour le jardinier bio. Pucerons et mildiou, prenez garde !

Le savon noir

Le savon noir est fabriqué à partir de potasse et d’un corps gras de type huiles végétale comme l’huile d’olive, de lin ou de maïs.
Produit naturel et biodégradable (s’il ne contient pas d’additifs, comme cela peut-être parfois le cas), c’est un très bon produit nettoyant, pour les sols, la cuisine, la vaisselle, le linge, etc… Très polyvalent, il est également économique, comparé aux multiples détergents classiques du commerce.
Le savon noir se trouve sous forme de pâte molle et brune ou sous forme liquide, dilué avec de l’eau. C’est du savon noir liquide dont on se sert généralement au jardin, car son utilisation est plus simple. Il s’achète dans les magasins bio ainsi qu’en grandes surfaces ou jardineries.
Attention : la recette du savon noir de ménage et celle du savon noir utilisé en cosmétique ne sont pas forcément les mêmes ; les savons noir de ménage (multi-usages) peuvent contenir davantage de potasse afin d’améliorer le pouvoir dégraissant (irritant ou desséchant pour la peau), voire même certains additifs chimiques.

Au jardin, ce sont en priorité les propriétés antiseptiques et insecticides du savon noir qui sont utilisées.

Pucerons et compagnie

Le savon noir liquide est utilisé pour lutter contre les pucerons, les cochenilles, les araignées rouges, les aleurodes, les psylles et autres thrips. C’est un insecticide de contact ; il tue les larves et nettoie le miellat qui englue les feuilles.

La recette de l’insecticide à base de savon noir est simple à réaliser : 5 cuillères à soupe de savon liquide diluées dans 1 litre d’eau tiède (dilution à 5 %) ; une fois la préparation refroidie, pulvérisez-la sur les plantes atteintes, en prenant soin de ne pas oublier l’envers des feuilles. À renouveler 1 à 2 fois si nécessaire, pour être totalement débarrassé des indésirables. Et s’il vous reste un fond d’eau savonneuse dans le pulvérisateur après le traitement, vous pouvez le verser sur une fourmilière gênante, effet garanti !

Comme il est de mise pour la plupart des traitements, ne pulvérisez pas la solution à base de savon noir en pleine journée, sous le soleil (ni sous la pluie !) ; procédez le matin de bonne heure ou patientez jusqu’à la fin de journée, lorsque les températures sont en dessous de 20°C.

Pour mémoire : 2 cuillères à soupe de savon noir liquide équivalent à 1 cuillère à café de savon mou.

Maladies

Mouillant

Dans les traitements contre les maladies cryptogamiques, le savon noir liquide peut être également utilisé comme mouillant. Un mouillant est un produit qui facilite la dispersion et la pénétration d’une préparation liquide à base d’eau. Ainsi, le traitement est plus efficace et moins sensible au lessivage.

Exemples d’utilisations du savon noir en tant que mouillant :

  • Mélangé à la bouillie bordelaise : dilution à 2%
  • 2,5 g de bicarbonate de soude dilués dans un litre d’eau, additionnés à une cuillère à café de savon noir liquide et vous obtenez une solution pour lutter contre le mildiou à utiliser de préférence en prévention.

Nettoyant

Les plantes ont parfois besoin d’être nettoyées ; c’est le cas notamment des fruitiers ou des rosiers atteints de fumagine, cette moisissure noire qui touche régulièrement les plantes « à pucerons » et qui cause la chute des feuilles. Pour supprimer le dépôt charbonneux, nettoyez-les avec de l’eau tiède additionnée de savon noir.

Outils et plus…

L’usage premier du savon noir est de tout nettoyer dans la maison ; cela s’applique également au jardin. Bien sûr, on pense en premier lieu à l’entretien des outils de jardin, mais il est également utile pour nettoyer en profondeur un petit chemin en dalles de pierre ou d’ardoise. Pour cela, frottez-les avec une eau savonneuse (2 cuillères à soupe dans 5 litres d’eau chaude) et une brosse en chiendent. »

sources : Gerbeaud.com

Concours national pour l’Agroforesterie

Voici un bien beau concours pour une transition de notre système agricole et pousser les agriculteurs à produire en agroécologie. Inscrivez vous et gagnez un arbre !

Inscriptions jusqu’au 15 septembre !
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Test à la bêche des différents sols

Andreas Chervet du service de protection des sols du canton de Berne nous fait un exposé des différents sols prélevés à la bêche.
Sol de forêt de conifères, sol de prairie permanente, sol d’un champ en semis direct, sol d’un champ labouré, sol d’un champ de maïs après récolte…

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Murs et toitures végétalisés

Faire monter contre ses murs de la vigne vierge ou des plantes grimpantes est une solution modeste, mais efficace pour réguler la température de son habitât. Mieux vaut toutefois éviter le lierre qui présente pourtant l’avantage (ou l’inconvénient) de pousser vite, si on veut conserver des murs en bon état. Les plantes jouent un rôle de régulateur, car à l’inverse, elles permettent aussi de mieux conserver la chaleur à l’intérieur en hiver. Les murs couverts de plantes grimpantes font ombrage sur les parements extérieurs de maçonnerie et contribuent à réduire le phénomène d’îlot de chaleur urbain au même titre que les toits verts.

La croissance rapide de ces espèces permet aussi d’absorber le CO2 dans l’air (réduisant l’effet de serre) et de créer un air plus sain. De plus, ce sont généralement des plants qui exigent peu de soins, s’accommodant de sols pauvres et qui résistent à la sécheresse ainsi qu’aux maladies. On le voit aisément, la vigne vierge rustique est idéale pour la réalisation de murs verts.

Des croyances populaires attribuent des dommages aux parements par la vigne vierge. On croit qu’elle endommage les joints de mortier des murs de maçonnerie en y maintenant de l’humidité et en s’infiltrant dans les fissures. En fait, la vigne protège la maçonnerie du soleil et des orages en été et elle ne peut aucunement endommager des joints de mortier en bon état. Cependant, il est vrai que ses racines peuvent pénétrer dans les joints déjà ouverts ou effrités, ce qui donne l’impression que ce sont les racines qui endommagent les joints.
Avant de faire grimper de la vigne sur un mur de maçonnerie il faut donc s’assurer que les joints sont durs et en bon état. En effet, la vigne peut cacher les problèmes d’un parement. Si les joints sont friables et fissurés la vigne les recouvrira et l’eau continuera de dégrader les joints et l’ensemble du parement de briques. À la longue, par manque d’entretien, le parement se détachera de la structure de bois et peut s’effondrer.
Vigne vierge

Le houblon (Humulus lupulus) est aussi un excellent choix. Très rustique et de croissance rapide, résistant aux insectes et aux maladies, ses tiges volubiles peuvent atteindre de 5 à 10 mètres de long. C’est une espèce dioïque, c’est à dire qu’il y a des plants mâles et des plants femelles. Si vous ne voulez pas de fruits (qui attirent les oiseaux), optez pour des plants mâles seulement.
L’utilisation d’un treillis

Certains grimpants sont munis de suces qui les font coller à tous types de parement, même l’aluminium et le vinyle. D’autres grimpants nécessitent un treillis pour s’agripper. Les propriétaires peuvent alors réaliser un treillis qui sera facile à enlever si des réparations sont nécessaires sur le mur extérieur.
treilli

Étant à croissance rapide, la vigne vierge et le houblon fixent le CO2 dans leurs tiges et contribuent à réduire les gaz à effet de serre au même titre que les arbres mais à un moindre niveau.

Pour les toits verts, la vigne auraient aussi l’avantage de créer des zones ombragées favorisant l’utilisation des toits-terrasses. Elle est la solution idéale pour la réalisation de toits végétalisés extensifs légers, peu coûteux et sans entretien. Il suffit de planter de la vigne vierge rustique dans des bacs pour que les vignes recouvrent rapidement les toits. Ce serait une excellente idée et initiative pour les grands centres commerciaux et des usines afin de régler les problèmes d’îlots de chaleur urbains.
La vigne vierge résiste à toutes les maladies et aux grands froids, elle nécessite peu d’engrais et ne cause aucun dommages aux toitures. Au contraire, elle les protège contre leurs pires ennemis: la chaleur et les rayons UV. La vigne vierge est une plante rustique très résistante au gel, à la sécheresse, aux insectes et aux maladies. Elle n’a besoin d’aucun entretien et elle est magnifique au printemps, en été et en automne où elle se pare de couleurs rouges flamboyantes. Comme elle est très commune et qu’elle est extrêmement facile à reproduire à l’aide de simples branches coupées et plantées en pleine terre en automne, vous pouvez en obtenir gratuitement auprès de vos voisins et en offrir ensuite à vos amis.

Protection des sols et Biodiversité !

Voici un petit extrait d’une conférence des 2èmes Assises nationales de la biodiversité 2012. On y écoute l’intervention de Claude Bourguignon sur l’importance de protéger nos sols et leur biodiversité pour le bien de nos forets et de nos cultures !

A voir et à revoir…

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Histoire du brin de Muguet

Le muguet  est une herbacée vivace des régions tempérées dont les fleurs printanières, petites et blanches, forment des grappes de clochettes très odorantes. C’est une plante toxique, voire mortelle. En zone européenne tempérée, en forêt, là où sa présence est naturelle, il serait (avec la pervenche) un bon bioindicateur d’ancienneté et de la naturalité des sols et de la forêt.

Jadis, il était considéré comme une plante magique. La légende grecque veut que le muguet fut créé par Apollon, dieu du mont Parnasse, pour en tapisser le sol, afin que ses neuf muses ne s’abîment pas les pieds.

On fait remonter la tradition du muguet du 1er mai à la Renaissance, Charles IX en ayant offert autour de lui en 1561 comme porte-bonheur.

À la Belle Époque, les grands couturiers français offrent le 1er mai un brin de muguet à leurs petites mains et à leurs clientes. Christian Dior en fait l’emblème de sa Maison de couture. Dès lors, cette coutume du 1er mai devient une fête dans la région parisienne.

Ce n’est qu’au début du XXe siècle qu’il sera associé à la Fête du travail, qui date elle-même de 1889. En fait, sous Pétain, la fête des Travailleurs devient la fête du Travail et l’églantine rouge, associée à la gauche, est remplacée par le muguet.

Attention aux gelées !

Les saints de glace sont une période climatologique située, selon des croyances populaires européennes du Haut Moyen Âge, autour de saint Mamert, saint Pancrace et saint Servais, traditionnellement célébrés les 11, 12 et 13 mai de chaque année.

Ces saints sont invoqués par les agriculteurs pour éviter l’effet d’une baisse de la température sur les cultures, qui pouvait être observée à cette période et qui peut amener du gel (phénomène de la lune rousse). Une fois cette période passée, le gel ne serait plus à craindre.

Statistiquement, le gel survient finalement très rarement lors des saints de glace1 mais les jardiniers attendent généralement la mi-mai pour planter en extérieur les plantes gélives (tomates, courgettes, etc.).

De nombreux dictons existent concernant cette période incertaine de l’année. On se délectera d’une petite sélection :

« Attention, le premier des saints de glace, souvent tu en gardes la trace. »
« Saints Pancrace, Servais et Boniface apportent souvent la glace. »
« Avant Saint-Servais, point d’été ; après Saint-Servais, plus de gelée. »
« Quand il pleut à la Saint-Servais, pour le blé, signe mauvais. »
« Saint-Servais quand il est beau, tire Saint-Médard (8 juin) de l’eau. »
« Quand la Saint-Urbain7 est passée, le vigneron est rassuré. »
« À la saint Urbain, la fleur au grain »
« Le soleil de saint Urbain amène une année de grand bien. »
« À la saint Urbain s’il fait beau, on le porte en procession. S’il gèle, les vignerons fâchés le jettent le cul dans les orties. »
« S’il pleut à la saint Urbain, c’est quarante jours de pluie en chemin. »
« Mamert, Pancrace, Servais sont les trois saints de Glace, mais Saint-Urbain les tient tous dans sa main. »
« À la Saint-Georges sème ton orge, à la Saint-Marc c’est trop tard. »
« Marquet, Georget et Philippet sont trois casseurs de gobelets »
« Aux Saints Glace, celui qui porte la barbe ne la rase pas pendant trois jours. »

Vivement le 25 mai !

Protéger son sol

Protéger son sol se fait en plusieurs étapes.

    • Le sol est travaillé mais nu.

Le sol vient d’être travaillé, il constitué au maximum de 50% de pores. Pour conserver sa porosité, il ne faut pas marcher dessus. Mais ça ne suffit pas ! Ce sol nu risque d’être soumis à l’érosion, au dessèchement, ou au tassement en surface.

 

    • Le sol est travaillé et le compost est en surface

Le compost apporté protège un peu le sol en surface. Mais il risque de sécher et de perdre une partie de ses éléments si il n’est ni enfoui partiellement ni recouvert.

 

    • Le sol est travaillé, le compost est en surface et le paillage en place

Le paillis apporté sur le compost évite à celui-ci de sécher, et va permettre peu à peu son enfouissement car les vers de terre vont se nourrir du paillis.

 

    • Le sol est travaillé, le compost est en surface, le paillage en place et l’engrais vert

Avant d’apporter le compost et le paillis protecteur, vous avez semé un engrais vert. C’est la solution idéale, car la surface du sol est davantage protégée qu’avec le seul paillis.

 

Joyeuses Pâques !

La « chasse aux œufs » est une tradition ancienne.

En France, les œufs en chocolat sont apportés par les cloches de Pâques la nuit du samedi au dimanche.

En Alsace, en Allemagne, en Suisse et en Autriche, dans la plupart des Länder, les œufs de Pâques sont apportés par le lièvre de Pâques (Osterhase). En fait, le lapin, très prolifique au printemps, est probablement un symbole de fécondité antérieur au christianisme.

Cette tradition du lapin apportant les œufs de Pâques a émigré au Brésil où elle est encore vivace ; l’origine tiendrait à l’immigration germano-suisse débutée par le roi de Portugal en 1818, et poursuivie dès 1824 avec 400 immigrants germaniques par l’épouse du premier Empereur du Brésil, qui était l’archiduchesse autrichienne (Marie Léopoldine d’Autriche).

En Bavière, le lièvre est remplacé par un coq, en Thuringe c’est un renard, dans la région de Hanovre, c’est un coucou, au Tyrol c’est la poule et en Westphalie c’est le renard.

Chez les catholiques, les cloches cessent de sonner à partir de la messe du Jeudi qui précède Pâques, dit « Jeudi Saint », en signe de deuil pour la mort du Christ. On les ré-entend à la fin de la veillée de Pâques, qui précède le jour de Pâques proprement dit. La tradition prétend que les cloches ne sonnent plus car elles sont parties à Rome. Elles reviennent dans la nuit, chargées d’œufs en chocolat qu’elles déversent dans les jardins. Le lendemain, les enfants vont chercher les sucreries qui y sont dissimulées.