Attention aux gelées !

Les saints de glace sont une période climatologique située, selon des croyances populaires européennes du Haut Moyen Âge, autour de saint Mamert, saint Pancrace et saint Servais, traditionnellement célébrés les 11, 12 et 13 mai de chaque année.

Ces saints sont invoqués par les agriculteurs pour éviter l’effet d’une baisse de la température sur les cultures, qui pouvait être observée à cette période et qui peut amener du gel (phénomène de la lune rousse). Une fois cette période passée, le gel ne serait plus à craindre.

Statistiquement, le gel survient finalement très rarement lors des saints de glace1 mais les jardiniers attendent généralement la mi-mai pour planter en extérieur les plantes gélives (tomates, courgettes, etc.).

De nombreux dictons existent concernant cette période incertaine de l’année. On se délectera d’une petite sélection :

« Attention, le premier des saints de glace, souvent tu en gardes la trace. »
« Saints Pancrace, Servais et Boniface apportent souvent la glace. »
« Avant Saint-Servais, point d’été ; après Saint-Servais, plus de gelée. »
« Quand il pleut à la Saint-Servais, pour le blé, signe mauvais. »
« Saint-Servais quand il est beau, tire Saint-Médard (8 juin) de l’eau. »
« Quand la Saint-Urbain7 est passée, le vigneron est rassuré. »
« À la saint Urbain, la fleur au grain »
« Le soleil de saint Urbain amène une année de grand bien. »
« À la saint Urbain s’il fait beau, on le porte en procession. S’il gèle, les vignerons fâchés le jettent le cul dans les orties. »
« S’il pleut à la saint Urbain, c’est quarante jours de pluie en chemin. »
« Mamert, Pancrace, Servais sont les trois saints de Glace, mais Saint-Urbain les tient tous dans sa main. »
« À la Saint-Georges sème ton orge, à la Saint-Marc c’est trop tard. »
« Marquet, Georget et Philippet sont trois casseurs de gobelets »
« Aux Saints Glace, celui qui porte la barbe ne la rase pas pendant trois jours. »

Vivement le 25 mai !